Liban (A.P.Hawzah) –Moustafa Bayram, ancien ministre libanais, a affirmé, lors d'une cérémonie d'hommage aux martyrs organisée dans la localité de Jebaa, que les autorités libanaises avaient capitulé en signant ce qu'il a qualifié d'« accord de la honte et de l'humiliation rédigé par Benjamin Netanyahou ».
Il a souligné que le rôle des autorités s'était limité à « apposer une signature humiliante », tandis que l'Iran avait obtenu le cessez-le-feu et fait du Liban la première clause de l'accord, non pas pour en faire l'objet de négociations, mais afin de le placer sous une protection garantissant sa sécurité jusqu'à ce que les Libanais négocient le retrait des forces d'occupation. Selon lui, les autorités ont toutefois rejeté cette approche, estimant que l'ennemi commun du Liban et d'Israël était la Résistance.
S'interrogeant sur « où sont la Constitution et les lois libanaises », Bayram a rappelé que la Constitution considère Israël comme un ennemi et renvoie à la Charte des Nations unies, laquelle garantit aux peuples le droit à l'autodétermination. Il a également indiqué que le Document d'entente nationale ainsi que la Charte arabe des droits de l'homme consacrent le droit de résister à l'occupation, tandis que la législation libanaise criminalise toute forme de relation ou de coopération avec Israël.
Il a ajouté que les autorités avaient renversé la Constitution, la loi et l'accord national, qualifié la Résistance de criminelle sur son propre territoire et adopté une décision qu'il a décrite comme sioniste, légitimant selon lui le maintien des forces d'occupation ainsi que la poursuite de leurs agressions.
L'ancien ministre a également affirmé que, tout comme cette « signature humiliante » finirait par disparaître, « le régime sioniste » disparaîtrait lui aussi, et que tous ceux qui ont lié leur destin au projet sioniste disparaîtraient avec lui. Il a insisté sur le fait que la Résistance n'agirait pas selon la volonté d'Israël et qu'elle continuerait de s'appuyer sur deux principes : maintenir sa capacité de riposte et veiller à ce qu'aucune occupation ne subsiste sur les terres où la Résistance est présente. Il a également évoqué la priorité accordée au premier volet de l'entente entre l'Iran et les États-Unis, relatif à la souveraineté et à la sécurité du Liban.
Bayram a estimé que ce qu'ont fait les autorités constitue une trahison de la Constitution, une atteinte à l'Accord de Taëf, au pacte national et aux droits des peuples, ainsi qu'un coup d'État contre les sacrifices consentis et les intérêts du peuple. Il a qualifié les autorités, qui selon lui ne reflètent ni les souffrances ni les aspirations des Libanais, de « pouvoir déchu et provisoire ».
Il a poursuivi en rappelant que la Constitution stipule que le peuple est la source de tous les pouvoirs et que les autorités ne sont que ses mandataires. Dès lors, si elles trahissent ce mandat et renoncent à la souveraineté nationale, le peuple est en droit de la reprendre et de retirer sa légitimité à ceux qui n'en sont plus dignes.
En conclusion, Bayram a déclaré : « Tous sont appelés à disparaître, mais le Liban demeurera cher et digne pour tous les hommes sincères, quelles que soient leurs communautés ou leurs sensibilités. Notre plus grande force est notre unité, et notre plus grande force est notre Résistance. »





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